Sujet type n°1 — Le jardin abandonné
Dans l'esprit des sessions où le sujet de dictée met en scène la nature et le souvenir d'enfance (thème que l'on retrouve notamment chez Colette, souvent au programme). Le texte ci-dessous est original.
Mis à jour le 3 juillet 2026
Conditions réelles du brevet
- Le texte fait environ 150 mots ; il est d'abord lu en entier, puis dicté lentement, puis relu pour permettre les corrections.
- Comptez environ 20 minutes, écriture et relectures comprises.
- La dictée est en général notée sur 10 points, avec un barème dégressif : les fautes de grammaire et d'accord pèsent plus que les fautes d'usage.
Le texte du sujet
Derrière la vieille maison s'étendait un jardin que personne n'entretenait plus. Les allées, autrefois bien dessinées, disparaissaient sous les herbes folles. De grands rosiers sauvages grimpaient le long du mur lézardé, et leurs fleurs fanées répandaient un parfum sucré. Chaque matin, la lumière traversait les branches et posait des taches dorées sur le sol humide. Un jour, une pie noire et blanche se posa sur la margelle du puits ; elle observa longuement les lieux, puis s'envola. L'enfant qui découvrit ce coin oublié crut entrer dans un royaume secret. Il avança prudemment, écarta les ronces épineuses et s'assit sur un banc de pierre couvert de mousse. Le silence était profond, seulement troublé par le bourdonnement des abeilles. Il resta là jusqu'au soir, immobile et rêveur, persuadé que ce jardin abandonné n'appartenait plus qu'à lui.
Les pièges de ce sujet
Le décor est à l'imparfait (« s'étendait », « disparaissaient », « grimpaient »), les actions brèves au passé simple (« se posa », « observa », « s'envola », « découvrit », « avança », « s'assit », « resta »).
Chaque adjectif s'accorde avec son nom : « herbes folles », « fleurs fanées », « taches dorées », « ronces épineuses » (féminin pluriel).
Les adjectifs de couleur simples s'accordent avec le nom : « noire » et « blanche » prennent bien le féminin singulier.
« leurs » est déterminant possessif : il se met au pluriel car « fleurs » est au pluriel (les fleurs des rosiers).
« un banc de pierre couvert de mousse » : le participe s'accorde avec « banc » (masculin singulier), pas avec « pierre ».
« n'appartenait plus qu'à lui » : « à » est une préposition, jamais « a » (le verbe avoir).
Corrigé — les points-clés à vérifier
Préparation intensive à l'épreuve de français : dictées type brevet, fautes fréquentes, corrigés détaillés. Paiement unique, accès illimité.