Dictée CE1 : L'orage du soir
Un soir d'été, le ciel se couvre, le tonnerre roule au loin et la pluie se met à tomber : voilà le décor de cette dictée. Elle raconte une petite peur vite apaisée, celle d'un enfant blotti dans sa chambre pendant que l'orage passe. Le texte se lit à voix haute comme une courte scène, avec des phrases simples et un vocabulaire familier aux élèves de CE1.
La règle vedette du jour est celle du m devant m, b, p : juste avant ces trois lettres, le n se transforme en m. On la croise de nombreuses fois, glissée dans des mots que l'enfant emploie tous les jours. Autour d'elle se cachent quelques pièges classiques du niveau : une terminaison muette, deux petits mots qui se ressemblent à l'oreille et des accents à ne pas oublier. Le corrigé les reprend un par un, sans jargon.
- Longueur
- 56 mots
- Durée
- ≈ 4 min
- Difficulté
- Facile
Faire la dictée « L'orage du soir » en ligne
Écoutez phrase par phrase, écrivez, puis lancez la correction par l'IA.
Écoute la dernière phrase pour corriger ta dictée.
Un parent crée le compte en 30 secondes : ce résultat est gardé et les progrès suivis.
Le texte de la dictée CE1
Astuce : laissez le texte masqué pendant l'écoute, révélez-le seulement pour vous auto-corriger.
Corrigé commenté
Chaque piège de cette dictée CE1, expliqué simplement, pour comprendre la règle, pas seulement corriger la faute.
sombre, tombe, chambre, tremble, emporte, lampe
Voilà la vedette de la dictée. Juste devant les lettres m, b et p, le n se change en m. Regarde : le ciel devient « sombre », la pluie « tombe », Tom se cache dans sa « chambre » et il « tremble », à chaque fois, on entend le son [on] ou [an], mais comme un b suit, on écrit un m. Pareil pour « emporte » et « lampe », où le m se glisse devant le p. La formule à garder en tête : devant m, b, p, jamais de n. Et méfie-toi de ton oreille : elle entend la même chose, c'est l'œil qui doit vérifier la lettre suivante.
ensemble, temps, comptent
La même règle revient, cette fois dans des mots plus costauds. « Ensemble » réclame un m devant le b ; « temps » et « comptent » un m devant le p. Attention, « temps » est un vrai piège : on n'entend ni le p ni le s de la fin, mais ils sont bien là, un mot à prendre en photo dans sa tête. Quant à « comptent », il cumule le m devant le p et une terminaison muette dont on reparle juste après.
ils comptent
Pourquoi -ent à la fin de « comptent » ? Parce que le sujet est « ils ». À la troisième personne du pluriel, le verbe prend -ent, une terminaison qu'on n'entend jamais. Le réflexe : cherche qui fait l'action. Ici, c'est Tom et sa maman, donc « ils ». Si tu remplaces par « ils chantent » ou « ils écoutent », tu retrouves le même -ent.
un peu
« Peu » signifie « pas beaucoup ». Ne le mélange pas avec « peut », le verbe pouvoir. Le test : si tu peux dire « il pouvait » à la place, alors c'est « peut » avec un t. Tom « tremble un peu » : impossible de dire « il pouvait » ici, donc on écrit « peu », tout court.
au-dessus
Ce petit mot se coud avec un trait d'union entre « au » et « dessus » : au-dessus. On l'oublie souvent, et pourtant il est obligatoire. Il dit où est le ciel : juste au-dessus de la maison.
éclaire, éclair, s'éloigne
Trois mots, trois accents aigus sur le e : « éclaire », « éclair » et « s'éloigne » commencent par é. Sans l'accent, on ne lirait plus le bon son. Et surtout, ne confonds pas les deux frères : « éclaire » avec un e final, c'est le verbe (la lampe éclaire) ; « éclair » sans e, c'est le nom, la lumière dans le ciel.
les feuilles, les branches
Le vent emporte plusieurs feuilles et secoue plusieurs branches : ces noms sont au pluriel, on leur ajoute donc un -s. Le petit mot « les » sert de clignotant : dès qu'il apparaît, il annonce qu'il y en a beaucoup, et le nom suit avec son -s.
fait trembler
« fait trembler » : après le verbe « fait », le second verbe reste à l'infinitif, en -er. On écrit « trembler » et non « tremblé ». Astuce : remplace par un verbe comme « mordre », on dit « fait mordre », jamais « fait mordu ».
Les notions travaillées
- m devant m, b, p
- Terminaison -ent (3ᵉ pers. pluriel)
- Homophones peu / peut
- Trait d'union
- Accents aigus