Améliorer son orthographe au travail : les 10 fautes qui décrédibilisent vos mails
Mis à jour le 3 juillet 2026
Au travail, chaque mail est une carte de visite. Une faute dans un objet de courriel, une formule de politesse ou un compte rendu de réunion peut suffire à écorner votre image, même si le fond est irréprochable. Voici les dix fautes qui reviennent le plus souvent dans les écrits professionnels — et la façon simple de ne plus les commettre.
1. Le participe passé après « avoir »
« Les fichiers que je vous ai transmis » et non « transmi ». Avec l'auxiliaire avoir, le participe s'accorde avec le complément d'objet direct… uniquement s'il est placé avant le verbe. Ici « que » (= les fichiers) est avant : accord au masculin pluriel.
2. Confondre « -é » et « -er »
« Merci de bien vouloir valider » (infinitif) mais « le dossier a été validé » (participe passé). Le test : remplacez par un verbe du 3e groupe comme prendre. Si « prendre » sonne juste, c'est -er ; si « pris » sonne juste, c'est -é.
3. « a » ou « à »
« Il a répondu à tous les clients. » a est le verbe avoir (remplaçable par « avait ») ; à est une préposition. Une inversion et le mail perd immédiatement en sérieux.
4. « ces », « ses », « c'est », « s'est »
« Ces chiffres » (ceux-là) / « ses chiffres » (les siens) / « c'est important » (cela est) / « il s'est trompé » (verbe pronominal). Quatre graphies, quatre sens : le quatuor le plus piégeux de l'écrit professionnel.
5. L'accord du sujet éloigné du verbe
« La liste des participants est jointe » et non « sont jointes ». Le sujet est « la liste » (singulier), pas « participants ». Attention aux pièges de proximité : le verbe s'accorde avec son vrai sujet, même quand un autre nom le sépare.
Ces cinq premières fautes reviennent dans presque tous les mails. Une dictée par jour suffit à les faire disparaître.
Faire une dictée adultes6. Les formules de politesse mal accordées
« Je vous prie d'agréer » (infinitif après « prie de ») et « veuillez trouver ci-joint ». On écrit « ci-joint » invariable devant le nom (« ci-joint la facture »), mais « la facture ci-jointe » quand il suit et qualifie le nom.
7. « leur » ou « leurs »
Devant un verbe, leur est invariable (« je leur envoie »). Devant un nom, il s'accorde (« leurs documents »). Un pluriel de trop ou de trop peu et l'accord saute aux yeux du lecteur attentif.
8. Les doubles consonnes des mots courants
« Je vous appelle » (deux l), « un rappel » (un seul), « professionnel » (deux n), « développement » (deux p, un seul l). Ces mots reviennent tous les jours : les mémoriser une fois, c'est éviter la faute mille fois.
9. La ponctuation et les espaces
En français, on met une espace insécable avant les signes doubles : point-virgule, deux-points, point d'interrogation et d'exclamation. On n'en met pas avant la virgule ni le point. « Bonjour, » et non « Bonjour ,». Une ponctuation propre rend un écrit instantanément plus soigné.
10. Les majuscules mal placées
Les jours, les mois et les langues ne prennent pas de majuscule (« lundi », « janvier », « le français »). En revanche, on met une majuscule après un deux-points qui introduit une citation, et aux noms propres. Trop de majuscules « à l'anglaise » trahissent souvent un copier-coller.
Le réflexe qui change tout : ne jamais envoyer un mail à chaud. Rédigez, faites autre chose une minute, puis relisez à voix basse en traquant d'abord les participes passés, les homophones et les accords de sujet. Cette relecture ciblée attrape l'écrasante majorité des fautes.
Questions fréquentes
Quelles sont les fautes les plus mal perçues dans un mail professionnel ?
Les fautes sur les homophones grammaticaux (a/à, ces/ses/c'est) et sur les participes passés sont les plus pénalisantes, car elles sont considérées comme des fautes « de base ». Une coquille de frappe passe ; une confusion a/à envoie le signal d'un manque de maîtrise ou de relecture.
Comment relire un mail efficacement avant de l'envoyer ?
Marquez une courte pause après la rédaction, puis relisez à voix basse en ciblant successivement les participes passés, les homophones grammaticaux et les accords sujet-verbe. Cette relecture par catégories est bien plus efficace qu'une lecture globale, qui laisse passer les fautes que votre cerveau « corrige » automatiquement.
Un correcteur automatique ne suffit-il pas ?
Les correcteurs attrapent les fautes de frappe et certaines fautes de grammaire, mais ils passent à côté des homophones corrects grammaticalement dans un autre contexte (a/à, ces/ses) et des accords de sens. Rien ne remplace la maîtrise des règles : c'est ce que l'entraînement à la dictée vous apporte.
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