Dictée CM2 : Le voyage en train
Prendre le train, c'est regarder le monde glisser derrière une vitre : le décor idéal pour une dictée qui joue sur des mots minuscules mais redoutables. La scène suit une jeune voyageuse qui rejoint sa famille, et le récit multiplie les occasions de confondre quatre petits mots que l'oreille ne distingue jamais : ces, ses, ce et se. À l'oral, rien ne les sépare ; à l'écrit, tout dépend du sens.
Cette dictée de CM2 entraîne l'élève à réfléchir avant d'écrire : possession ou simple désignation ? déterminant ou pronom ? Le corrigé décortique chaque cas croisé dans le texte, avec les astuces de remplacement qui permettent de trancher à coup sûr. On y glisse aussi quelques accords et traits d'union bien typiques du niveau, pour que la relecture finisse par devenir un vrai réflexe plutôt qu'une devinette.
- Longueur
- 92 mots
- Durée
- ≈ 6 min
- Difficulté
- Intermédiaire
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Le texte de la dictée CM2
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Corrigé commenté
Chaque piège de cette dictée CM2, expliqué simplement, pour comprendre la règle, pas seulement corriger la faute.
« ces champs verts » et « ses parents »
Ces deux mots se prononcent pareil mais ne disent pas la même chose. Dans « ces champs verts » et « ces villages endormis », on écrit ces : c'est un déterminant démonstratif, il montre du doigt. L'astuce : on peut ajouter -là derrière le nom, ces champs-là, ces villages-là. Au contraire, dans « ses parents », « ses bagages », « ses vacances » et « ses affaires », on écrit ses : c'est un possessif, ces choses appartiennent à Léa. On remplace alors le pluriel par le singulier : son parent, son bagage, sa valise. Si « son » ou « sa » fonctionne, c'est ses.
« ce paysage » et « se penche »
Devant un nom, on écrit ce : « ce paysage », « ce voyage », « ce contrôleur » et « ce bruit » sont tous des noms masculins au singulier, et l'on pourrait glisser un -là derrière chacun (ce paysage-là). Devant un verbe, on écrit se : « se penche », « se transforme », « se souvient » viennent des verbes pronominaux se pencher, se transformer, se souvenir. L'astuce imparable consiste à changer de personne : « elle se penche » devient « je me penche ». Puisque se se transforme en me, c'est bien le pronom se. Devant un nom, ce remplacement est tout simplement impossible.
« Ce sera bientôt l'arrivée »
C'est le piège le plus fin du texte. On entend [se], et beaucoup écrivent se sera. Pourtant ce est ici le pronom démonstratif sujet du verbe être : on peut dire « cela sera bientôt l'arrivée ». Le test du me/te échoue (« je me serai » ne veut rien dire dans la phrase), donc pas de pronom réfléchi : on écrit ce sera en deux mots.
« Ce matin-là » et « ses grands-parents »
Dans « ce matin-là », un trait d'union relie matin et là, car -là s'accroche au nom qu'il précise, exactement comme dans ces champs-là. Dans « ses grands-parents », le trait d'union soude les deux mots du nom composé ; attention, les deux éléments portent la marque du pluriel : grands et parents finissent tous les deux par un s. C'est une petite subtilité que beaucoup d'élèves oublient en n'accordant que le second mot.
« villages endormis » et « vacances passées »
Ces accords se voient seulement à l'écrit. Dans « ces villages endormis », endormis est un participe employé comme adjectif : il s'accorde avec villages, masculin pluriel, d'où le s final. Dans « ses vacances passées », passées s'accorde avec vacances, nom féminin pluriel : e pour le féminin, s pour le pluriel. À l'oreille on n'entend rien, il faut donc repérer le nom pour accorder correctement.
Les notions travaillées
- les homophones ces / ses, ce / se
- Homophones ces / ses
- Homophones ce / se
- Accords dans le groupe nominal
- Traits d'union et noms composés